30 mars 2026 Paul

Arrêt cardiaque 2025 en France — Analyse des alertes Staying Alive

Arrêt cardiaque 2025 — Analyse des alertes

Chaque année, environ 50 000 personnes sont victimes d’un arrêt cardiaque extra-hospitalier en France — soit un toutes les dix minutes. En 2025, l’application Staying Alive a déclenché 20 042 alertes auprès de ses citoyens sauveteurs. Une donnée qui, derrière sa froideur statistique, représente autant de situations où chaque seconde comptait.

Un arrêt cardiaque toutes les 26 minutes… auxquels Staying Alive a répondu

Sur l’ensemble de l’année 2025, le réseau a enregistré 20 042 alertes, soit une moyenne de 55 alertes par jour. C’est la confirmation d’une réalité médicale bien documentée : l’arrêt cardiaque ne prend pas de congés.

L’analyse de ces alertes pour arrêt cardiaque révèle des patterns temporels nets et reproductibles.

 

Le matin, fenêtre critique

Le pic d’activité se situe entre 8h et 9h, avec 1 436 arrêts cardiaques recensés sur cette seule tranche horaire — soit 7,2 % de l’activité annuelle. La montée est rapide dès 5h du matin, ce qui correspond au réveil physiologique et à la reprise d’activité, deux facteurs reconnus comme déclencheurs cardiovasculaires.

L’hiver, saison à haut risque

Janvier est le mois le plus chargé de l’année avec 1 994 déclenchements, contre 1 503 en juin — soit un écart de +33 % entre le pic hivernal et le creux estival. Les mois de décembre (1 950) et octobre (1 752) confirment cette saisonnalité marquée, cohérente avec les données épidémiologiques sur les pathologies cardiovasculaires.

 

Les jours de la semaine, en revanche, se ressemblent

La distribution est remarquablement homogène — entre 2 732 (mardi) et 2 911 (mercredi) — ce qui indique que l’arrêt cardiaque ne connaît ni week-ends ni jours fériés.

Pourquoi l’analyse des alertes et ces chiffres sont-ils importants ?

En France, le taux de survie à un arrêt cardiaque extra-hospitalier reste inférieur à 10 % — contre plus de 25 % en Scandinavie. L’une des principales raisons : le massage cardiaque n’est réalisé par un témoin que dans 20 à 40 % des cas avant l’arrivée des secours, contre 70 % en Norvège ou au Danemark.

Une étude menée avec la Brigade de Sapeurs-Pompiers de Paris (BSPP) et publiée dans Academic Emergency Medicine a démontré que l’intervention d’un citoyen sauveteur avant l’arrivée des secours double le taux de survie : 35 % avec citoyen sauveteur, contre 16 % sans.

C’est précisément ce que le réseau Staying Alive cherche à changer, alerte après alerte, formation après formation

Le réseau en 2025 : une mobilisation à grande échelle

Au 31 décembre 2025, le réseau comptait :

L’objectif fixé pour 2029 est d’atteindre 850 000 citoyens sauveteurs — un seuil jugé nécessaire pour peser réellement sur les statistiques nationales de survie et se rapprocher de l’ambition de 20 000 vies sauvées par an en France.

Ce que les données 2025 changent

Analyser 20 042 déclenchements avec une granularité horaire, journalière et mensuelle permet d’affiner la stratégie de déploiement : renforcer les zones sous-couvertes aux heures de pointe, sensibiliser davantage en période hivernale, prioriser les territoires où la densité de citoyens sauveteurs reste insuffisante.

C’est tout l’enjeu du label Ma Commune a du Cœur  que de sensibiliser et accompagner les collectivités et les territoires dans lesquels la densité de citoyens sauveteurs est insuffisante.

Les chiffres d’analyse des alertes pour arrêt cardiaque ne sont pas une fin en soi. Ils sont un outil au service d’une seule question : comment être au bon endroit, au bon moment, avec les bonnes personnes formées ?

Pour rejoindre le réseau de citoyens sauveteurs ou référencer un défibrillateur près de chez vous téléchargez stayingalive